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Source:RIVAGE
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Qu’est ce que la
gestion intégrée
de l’eau par bassin versant ?
Gérer l’eau de
manière intégrée, en se servant du bassin hydrographique des cours
d’eau et des lacs comme base d’intégration des actions sur le
territoire, c’est reconnaître que chaque geste posé, chaque
intervention, chaque projet, chaque autorisation, chaque programme ou
politique a des répercussions sur la santé de l’eau et des écosystèmes
aquatiques.
Par exemple, la construction
d’un barrage, les remblais sur les berges, les rejets d’eaux usées,
le déboisement, le drainage agricole, la construction d’un golf ou
d’une porcherie sont autant d’actions qui, prises séparément,
n’ont peut-être que peu d’effets localement sur un cours
d’eau. Par contre, lorsque ces effets sont additionnés dans un même
bassin versant, ils peuvent engendrer d’importants impacts négatifs
dont il vaut mieux prévoir et atténuer les effets dans le cadre d’une
vision d’ensemble.
La gestion intégrée de l’eau par bassin versant (GIEBV) peut se définir
comme suit :
En premier lieu, le fait que l’on se réfère au bassin versant signifie
que l’approche vise une gestion qui se fait selon les limites
d’un bassin versant au lieu des limites administratives telles celles
des municipalités ou des MRC.
En deuxième lieu, cette approche dite « intégrée » doit considérer
l’ensemble des activités qui peuvent avoir un impact sur l’eau et
les écosystèmes aquatiques à l’intérieur des limites du bassin versant.
Ainsi, autant les considérations biologiques, physiques, chimiques, sociales
qu’économiques peuvent être intégrées dans le processus décisionnel qui
mènera aux interventions sur le bassin versant.
Enfin, la GIEBV constitue un processus qui favorise un arbitrage des usages
et la conciliation des usagers pour une ressource commune. Cette approche favorise
donc une multiplicité d’usages ou, à tout le moins, permet de
confronter un usage dont les effets seraient très structurants pour un cours
d’eau et empêcherait ainsi d’autres usages importants.
L’intérêt premier et principal d’utiliser le bassin versant comme
unité de gestion est l’assurance de la prise en compte de
l’ensemble des activités (impacts cumulatifs), qu’elles soient
naturelles ou non, qui peuvent avoir des répercussions qualitatives ou
quantitatives sur un cours d’eau ou un lac.
Par ailleurs, la GIEBV permettra d’assurer une dépollution concertée
des cours d’eau du bassin versant ciblé, en particulier par la
participation des divers ministères concernés. La participation de la
population sera également déterminante pour fixer des objectifs
d’assainissement et d’usages à retrouver.

(source MENV 2003)
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Source:CEC

Source: Alcan

Source:CEC

Source: CEC
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